Guide · 1 avril 2026
Unification de l'ESG et du reporting financier
Section 1
Introduction
Le reporting en matière de développement durable ne se limite plus à répondre aux attentes des parties prenantes. On s’attend désormais à ce qu’il favorise également les décisions stratégiques. En outre, les organisations actuelles doivent s’adapter à des obligations de divulgation en pleine évolution, aux attentes en matière d’assurance et à la surveillance accrue des investisseurs. Par conséquent, les directeurs financiers (CFO) sont appelés à apporter davantage de rigueur, de gouvernance et de responsabilité dans leur gestion des données relatives au développement durable.
Le défi est clair : les informations relatives au développement durable sont souvent dispersées entre des systèmes, des processus et des équipes disparates. Les responsables financiers jouent donc un rôle central dans la création de bases de données fiables, le renforcement des contrôles ainsi que l’intégration du reporting financier et du développement durable. Les CFO endossent donc aujourd’hui de nouvelles responsabilités : désormais, les données de développement durable doivent être traitées comme un atout stratégique au service de la conformité, de la gestion des performances, de l’atténuation des risques et de la création de valeur à long terme.
Plus que jamais, il existe un lien clair entre la manière dont une entreprise gère ses activités et ses performances. Selon le rapport Destination Net Zero 2025 d’Accenture, « Aujourd’hui, près de neuf des plus grandes entreprises mondiales sur dix (89 %) relient leurs efforts de décarbonation à la valeur commerciale. Elles ne se contentent pas de parler de décarbonation : elles démontrent comment la réduction des émissions stimule leurs performances et leur croissance. » En retour, celles-ci boostent les investissements, comme le confirme l’enquête mondiale auprès des investisseurs réalisée par PwC en 2025 : 78 % des investisseurs déclarent que les indicateurs de développement durable influencent significativement leur décision d’investir dans une entreprise.
Source : Accenture, Destination Net Zero 2025
Source : PwC, enquête mondiale auprès des investisseurs, 2025
Puisque le développement durable fait aujourd’hui partie intégrante des stratégies d’entreprise, les CFO doivent disposer d’un plan précis pour collecter des données fiables, assurer la gouvernance et le contrôle, et mesurer l’impact des initiatives de développement durable sur les performances de l’entreprise et la création de valeur à long terme. Selon Accenture, une grande majorité des CFO (85 %) s’attendent à ce que les exigences de publication d’informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) se renforcent au cours des trois prochaines années — pourtant, la plupart des personnes interrogées déclarent que leur entreprise n’est pas assez préparée pour répondre à ces attentes grandissantes. Près de 50 % ne collectent même pas de données ESG pertinentes de manière automatisée, et alors que les réglementations à venir exigent des entreprises qu’elles communiquent sur les risques et opportunités liés au changement climatique tout en faisant valider leurs rapports par un tiers externe, seuls 22 % des CFO déclarent pouvoir répondre à ces deux demandes.
| Indicateur | Part des CFO |
|---|---|
| Prévoient que les exigences de publication ESG augmentent au cours des 3 prochaines années | 85% |
| Ne collectent pas les données ESG pertinentes de manière automatisée | ~50% |
| Se disent préparés aux exigences réglementaires à venir | 22% |
Section 2
Pourquoi aligner l’ESG sur le reporting financier ?
De nos jours, les informations relatives à la durabilité font l’objet d’une surveillance accrue de la part des investisseurs, des régulateurs et des certificateurs. Les organisations ont donc besoin de données dédiées aussi fiables et vérifiables que les données financières. Dans ce cadre, les CFO sont les mieux placés pour appliquer au reporting de durabilité des contrôles et des cadres de gouvernance rigoureux. Grâce à leur expertise unique, ils peuvent garantir la cohérence, l’exactitude et la pertinence des données à l’échelle de l’entreprise.
Pour respecter les futures obligations en matière de reporting ESG, un processus de gestion efficace est essentiel. C’est là qu’entrent en jeu les plateformes de gestion de la performance d’entreprise (CPM), déjà utilisées par les équipes financières pour atteindre leurs objectifs. Ce système implique la définition d’objectifs, la planification, le suivi, l’établissement de rapports et l’analyse des résultats obtenus, qui permettront de suivre l’avancée des projets et de les ajuster si nécessaire.
Comme le souligne l’enquête d’Accenture Measuring Sustainability. Creating Value. sur le reporting ESG, « répondre aux demandes de données sur le développement durable fera partie intégrante de la performance des entreprises. Il est donc essentiel de confier aux directeurs financiers cette responsabilité pour qu’ils puissent atteindre leurs objectifs ESG. Les entreprises sont plus susceptibles d’intégrer l’ESG dans leurs processus de gestion de base si le CFO gère ces indicateurs. »
Section 3
Le reporting ESG à l’heure actuelle
Selon Bloomberg Intelligence, les actifs mondiaux liés à l’ESG et au développement durable devraient dépasser les 40 000 milliards de dollars d’ici 2030 — un chiffre qui représente plus de 25 % du total des actifs sous gestion à l’échelle mondiale. Face à cet afflux, les parties prenantes s’intéressent de plus en plus au reporting ESG, et souhaitent obtenir des rapports plus détaillés et plus fréquents de la part des entreprises publiques et privées.
Source : Bloomberg Intelligence
À mesure que le reporting de durabilité continue d’évoluer, les organisations sont confrontées à des attentes croissantes en matière de publications transparentes, fiables et pertinentes, et les cadres réglementaires redéfinissent la façon dont les entreprises mesurent, gèrent et communiquent leurs performances en matière de développement durable. Voici quelques exemples :
- La directive européenne sur le reporting de développement durable des entreprises (CSRD)
- Les exigences en matière de publication d’informations climatiques en Australie
- Les exigences britanniques en matière de publication d’informations sur le développement durable (SDR)
- Les normes de reporting émergentes sur différents marchés — notamment au Japon et en Chine — alignées sur celles de l’International Sustainability Standards Board (ISSB)
Parallèlement, les investisseurs, les clients, les banques, les employés et les régulateurs exigent une plus grande visibilité sur la manière dont les organisations gèrent les risques et les opportunités liés au développement durable. Les données relatives à la durabilité prennent ainsi une importance croissante dans le reporting d’entreprise, la gestion des risques, la planification stratégique et l’allocation des capitaux — poussant les organisations à mettre en place une gouvernance, des contrôles et une responsabilité renforcés sur ce sujet. Pour de nombreuses entreprises, l’accent n’est plus uniquement mis sur la conformité : celles-ci adoptent désormais une approche intégrée qui relie les performances en matière de durabilité aux résultats financiers, à la stratégie d’entreprise et à la création de valeur sur le long terme. Comme pour tout nouveau processus de collecte ou de gestion des données, les feuilles de calcul et les e-mails demeurent les outils de base des organisations — mais parce que les reportings ESG nécessitent un niveau de contrôle et de précision supérieur, les organisations font face aux mêmes difficultés que celles rencontrées dans le cadre du reporting financier.
Section 4
Défis actuels
Les feuilles de calcul et les e-mails offrent une grande accessibilité, une grande facilité d’utilisation et un faible coût — mais lorsque le contrôle et la précision sont essentiels, cette approche du reporting ESG souffre rapidement des mêmes lacunes que celles rencontrées lors du reporting financier. Ces outils ne sont tout simplement pas à la hauteur : quatre difficultés reviennent sans cesse.
Individus
Alors que les organisations établissent déjà des rapports sur les critères ESG et le développement durable, la collecte et la communication des données sont souvent confiées aux équipes chargées de la durabilité, aux différents sites ou aux ressources humaines — un procédé particulièrement répandu pour les données relatives à la santé et à la sécurité. Pourtant, les équipes financières doivent également commencer à y prêter attention : les organisations publiant des informations ESG négatives peuvent faire peur aux investisseurs, qui y voient un risque trop important, et ces derniers peuvent prendre rapidement les décisions qui s’imposent face à un risque perçu. Une étude récente sur l’ESG menée par la Stanford Graduate School of Business avec l’aide du MSCI Sustainability Institute a mis en lumière l’importance des critères ESG sur l’investissement : dans cette étude, presque la moitié des personnes interrogées considèrent les critères ESG comme essentiels à leur décision, principalement comme un outil permettant de réduire la volatilité et les risques au sein de leurs portefeuilles.
Outils fragmentés
Un nombre croissant de solutions dédiées au reporting ESG/développement durable est disponible sur le marché pour remplacer les feuilles de calcul. Pourtant, le processus de collecte, de consolidation et de communication des données qu’elles proposent reste distinct du reporting financier. Les anciennes solutions CPM requéraient d’ajouter des fonctionnalités sous la forme de modules dotés de leurs propres logins, interfaces et bases de données, nécessitant que les données soient déplacées entre chacun d’entre eux. Si les indicateurs ESG doivent être communiqués parallèlement aux indicateurs financiers, ne serait-il pas préférable de collecter et de traiter ces données de la même manière que les données financières ?
Des normes de reporting multiples
Si le reporting en matière de durabilité s’est traditionnellement appuyé sur plusieurs cadres et normes (par exemple, GRI, SASB et CDP), la voie à suivre est de plus en plus claire : les régulateurs et les organismes de normalisation du monde entier œuvrent en faveur d’une harmonisation et d’une interopérabilité accrues, permettant aux organisations de s’appuyer sur un ensemble de données de développement durable plus cohérent, quel que soit le cadre de reporting concerné. Pour les CFO, cette tendance offre l’opportunité de mettre en place une base de reporting unique et fiable, favorisant la conformité réglementaire, la transparence vis-à-vis des investisseurs et une meilleure prise de décision.
Données incohérentes et incomplètes
Le concept de « données incorrectes, résultat incorrect » s’applique à l’ESG comme à tout autre domaine de publication de rapports. Certains régulateurs ESG craignent que l’augmentation des déclarations entraîne une baisse de la qualité des données fournies. Les organisations doivent donc travailler avec des données harmonisées pour favoriser leur pertinence, objectivité et comparabilité, mais elles sont confrontées à des données fragmentées provenant de sources multiples — par exemple, les émissions de gaz à effet de serre (GES), qui proviennent de diverses sources regroupées en « scopes ».
Les trois scopes d’émissions du protocole GHG
Scope 1 — Émissions directes
Émissions directes provenant des actifs possédés ou exploités — par exemple, les gaz d’échappement de la flotte de véhicules d’une entreprise.
Scope 2 — Émissions indirectes
Émissions indirectes liées à l’énergie achetée — électricité, chaleur et vapeur.
Scope 3 — Émissions indirectes
Émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur, tant en amont (par exemple, fournisseurs et prestataires de services) qu’en aval (par exemple, distributeurs, utilisation des produits, déchets et même financement).
Les investisseurs évaluent de plus en plus le développement durable à l’aune des performances commerciales et de la création de valeur à long terme. Les organisations qui gèrent efficacement les risques et les opportunités liés à la durabilité sont ainsi perçues comme mieux positionnées dans cinq domaines clés identifiés par PwC comme les moteurs essentiels de la valeur en matière de durabilité — aux côtés de la compréhension de la valeur à risque — qui influencent les décisions d’investissement et la performance des entreprises :
Protéger la valeur de l’entreprise
Gérer le risque de durabilité pour préserver la valeur déjà créée par l’entreprise.
S’adapter aux évolutions réglementaires
Garder une longueur d’avance sur un paysage réglementaire et déclaratif en évolution rapide.
Renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement
Réduire l’exposition et les perturbations chez les partenaires en amont et en aval.
Optimiser les stratégies énergétiques
Transformer la gestion de l’énergie et des émissions en gains d’efficacité mesurables.
Tirer parti des mesures incitatives émergentes
Se positionner pour bénéficier des nouvelles incitations liées à la performance de durabilité.
Le contexte réglementaire renforce ce constat. Lorsque l’UE a annoncé son Pacte vert de 750 milliards d’euros en 2021, celui-ci s’accompagnait de diverses exigences de reporting pour les grandes entreprises, qu’elles soient situées dans l’UE ou hors de l’UE, ainsi que d’une taxonomie verte destinée à orienter l’investissement vers des actifs dits « verts » plutôt que vers les anciennes technologies (« grises ») ; la Commission européenne a chargé le Groupe consultatif européen sur l’information financière (EFRAG) de mettre en œuvre la CSRD et les normes européennes de reporting en matière de développement durable (ESRS) qui en constituent le fondement. Depuis, l’UE a répondu aux préoccupations concernant la complexité du reporting par le biais du paquet de simplification Omnibus, qui relève les seuils de reporting, allège la charge administrative et prolonge les délais de mise en œuvre pour certaines organisations — mais la direction à suivre reste claire. Sous l’administration Trump, la SEC américaine a suspendu sa proposition initiale de réglementation, bien que des États américains tels que la Californie, New York et le Connecticut aient mis en place leurs propres exigences en matière de divulgation d’informations climatiques ; et le Brésil, la Chine, le Japon, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud ont adopté ou sont en train d’adopter des obligations de reporting en matière d’ESG. Aujourd’hui, environ 50 % du produit intérieur brut (PIB) mondial est soumis à un type d’obligations similaires.
La publication des normes IFRS S1 et IFRS S2 par l’ISSB a marqué une étape importante dans l’évolution du reporting en matière de développement durable ; ces normes servent de plus en plus de fondement aux informations financières liées à la durabilité dans le monde, offrant aux organisations un cadre commun pour rendre compte des risques et des opportunités liés au développement durable et au climat. Le principal moteur de la création de l’ISSB, lors de la COP26, était l’absence de normes claires pour les données ESG — des données généralement difficiles à vérifier et qui ne correspondent pas aux états financiers, ce qui rend extrêmement difficile pour les investisseurs et les autres parties prenantes de déterminer leur véritable exposition au risque. Pour les CFO, cette convergence constitue une étape importante vers l’intégration du reporting durable et du reporting financier sur une base de données unique et fiable.
Cette intégration doit évoluer, et rapidement. Le nombre de sources de données est bien plus important pour le reporting ESG que pour le reporting financier, car l’ESG porte sur de multiples aspects d’une organisation — notamment la santé et la sécurité, les conditions de travail, la consommation de carburant, la gestion immobilière, la gestion des déchets, et bien d’autres. Malgré les améliorations technologiques apportées au fil des ans, la plupart des grandes organisations disposent encore d’une multitude de systèmes opérationnels à partir desquels extraire ces données, ce qui rend la collecte particulièrement difficile — et c’est précisément pour cette raison qu’un nombre croissant d’organisations souhaitent étendre les capacités de clôture financière, de consolidation et de reporting de leurs plateformes CPM existantes pour gérer leur reporting ESG. À condition que la plateforme dispose des fonctionnalités nécessaires, cette approche est un bon moyen d’aligner le reporting ESG sur la consolidation et le reporting financier. Ces fonctionnalités devraient inclure :
- Collecter des données financières et non financières à partir de plusieurs systèmes internes et externes
- Prendre en charge la saisie des données des indicateurs ESG au moyen de formulaires
- Fournir et actualiser les facteurs d’émission pour les calculs complexes de conversion des émissions et des unités de mesure
- Prendre en charge plusieurs cadres et paramètres de publication de rapports ESG dans différents secteurs
- Consolider des indicateurs ESG et des commentaires textuels sur plusieurs hiérarchies
- Gérer les validations, contrôles et pistes d’audit étendus des données
- Saisir les objectifs et les cibles ESG pour les comparer aux résultats réels
- Produire divers types de résultats — rapports types, tableaux de bord interactifs et analyses d’indicateurs ESG sur Excel
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Éléments clés
De nombreux outils autonomes de reporting ESG/développement durable existent sur le marché. Mais pour aligner ce reporting sur un processus mensuel de clôture financière, de consolidation et de publication de rapports, les organisations doivent rechercher une plateforme dotée de cinq capacités :
Unifiée
La plateforme doit offrir un système et un flux de travail uniques que les utilisateurs peuvent exploiter pour collecter leurs données — de sorte que toutes les données financières et ESG soient disponibles pour les équipes corporate sur une seule plateforme de reporting et d’analyse.
Connectée
La plateforme unique doit être capable de se connecter à un nombre et à des types de sources de données illimités, et intégrer tous les éléments nécessaires au reporting des données réelles et à la planification prévisionnelle des indicateurs ESG.
Intelligente
La solution doit permettre de définir les indicateurs ESG dans le champ d’application et les cadres auxquels ils s’appliquent, avec de nombreuses unités de mesure et calculs de conversion faciles à configurer et à réutiliser dans l’ensemble des processus.
Flexible
Le reporting ESG comporte un grand nombre de commentaires et d’indicateurs qualitatifs, qui doivent pouvoir être collectés dans la solution et facilement mis en évidence dans les rapports ou aux côtés des données associées.
Complète
La possibilité de planifier à l’avance les indicateurs et les objectifs ESG, puis de visualiser les données réelles en regard de ces plans, est essentielle à la fois pour l’expérience utilisateur et pour la rapidité et l’efficacité de l’ensemble du processus.
Qualité des données intégrée
Au cœur de ce dispositif, un logiciel CPM entièrement intégré, doté de fonctionnalités intégrées de contrôle de la qualité des données financières, est essentiel à une transformation efficace au sein du service financier et des lignes d’activité. Concrètement, cela passe par une visibilité intégrale, des rapports jusqu’aux sources : toutes les données financières et opérationnelles doivent être clairement visibles et facilement accessibles. Les organisations collectent des données à partir de plusieurs systèmes sous-jacents, puis effectuent de multiples calculs et étapes de consolidation ; une transparence totale permet aux utilisateurs et aux auditeurs de comprendre les liens entre les données sources et les données finales déclarées, y compris l’ensemble des transformations, ajustements et éliminations.
La solution devrait également inclure des flux de travail guidés afin de protéger les utilisateurs professionnels de la complexité, en les guidant tout au long des processus de gestion, de vérification, d’analyse, de certification et de verrouillage des données. Ces flux de travail sont essentiels : la principale difficulté liée à la publication de rapports ESG réside dans le nombre de sources de données à collecter et dans le volume des demandes au sein d’une organisation ; dans des systèmes disparates, cette collecte peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, alors qu’un système unifié pouvant guider facilement les utilisateurs dans leurs tâches permet de gagner du temps et de l’argent. Le plus important reste la capacité du système à valider et à transformer les données pour garantir la précision et l’exhaustivité des informations ESG — en remplissant les champs de données manquants, en alignant les analyses et en garantissant l’harmonisation des données avant que celles-ci n’apparaissent dans un rapport, et en signalant toute valeur qui semble déplacée compte tenu des paramètres de l’entreprise (par exemple, une faute de frappe lors de la saisie manuelle des données).
De mauvais indicateurs ESG peuvent se traduire par une difficulté à attirer des investissements de valeur, les risques étant considérés comme trop élevés. Aujourd’hui, attirer les talents est une préoccupation majeure pour les organisations — et cela aussi peut être influencé par les indicateurs ESG, les personnes se montrant de plus en plus sélectives quant à leur employeur et à leurs collaborateurs. Plus que jamais, les organisations doivent éviter toute atteinte à leur réputation ou des poursuites judiciaires coûteuses causées par de mauvaises données ESG. À mesure que les normes mondiales convergent vers une position plus claire, les organisations doivent rassembler leur reporting ESG de manière unifiée.
Publication de rapports solide
Enfin, la capacité de créer, d’afficher et d’analyser divers rapports et visualisations revêt une importance capitale, et la possibilité de naviguer entre les rapports et les tableaux de bord permet aux utilisateurs d’obtenir rapidement et facilement les réponses dont ils ont besoin, à tout moment. Un large éventail de fonctionnalités de reporting et d’analyse réduit la dépendance aux feuilles de calcul et aux outils fragmentés, augmentant la rapidité, la portée et la précision du reporting à l’échelle de l’organisation. Les processus au sein de la direction financière doivent être unifiés et offrir un reporting en libre-service, facile à utiliser, pour les différents groupes de parties prenantes — automatisant et rationalisant le reporting ESG et financier tout en répondant aux exigences des partenaires stratégiques dans d’autres domaines de l’organisation.
Section 6
Étude de cas — Accell Group
Accell Group conçoit des solutions simples et intelligentes pour offrir la meilleure expérience possible à ses utilisateurs. Fabricant de vélos, de pièces détachées et d’accessoires, Accell est aujourd’hui le leader du marché européen des vélos électriques. L’entreprise est également la deuxième plus grande du secteur des pièces détachées et des accessoires de cyclisme, regroupant sous un même toit de nombreuses grandes marques européennes, parmi lesquelles Haibike, Winora, Ghost, Batavus, Koga, Lapierre, Raleigh, Sparta, Babboe et Carqon.
Jusqu’ici, le groupe faisait face à une pression croissante de démontrer ses performances en matière de développement durable. Pour y répondre, Accell a entamé une transformation visant à regrouper les données ESG et la consolidation financière au sein d’une seule et même plateforme. Depuis 2022, l’entreprise utilise OneStream pour effectuer ses consolidations, la comptabilisation des contrats de location et ses reportings ESG — une transformation qui témoigne à la fois de l’engagement d’Accell Group envers la durabilité et la transparence, et de sa reconnaissance de l’importance du reporting ESG pour les parties prenantes. L’un des grands avantages d’aligner ses processus réside dans l’unification de données issues de sources multiples au sein d’une même plateforme, ce qui facilite le suivi et le reporting des indicateurs de durabilité clés (émissions de gaz à effet de serre, consommation d’énergie et diversité des employés) et permet de comparer et d’analyser les performances de chaque unité commerciale et des différents sites.
« Les données ESG étaient précédemment collectées dans Excel®, parfois par entité juridique, parfois par région, et cette collecte était réalisée une fois par an seulement, en raison de la lourdeur du processus. Cette tâche demandait beaucoup de temps et mobilisait un grand nombre de personnes. Dorénavant, nos données ESG sont combinées aux données financières via un tableau de bord ESG au sein de OneStream. »
Section 7
Valeur commerciale
Face à l’évolution rapide des normes de reporting ESG et de durabilité, qui deviennent aujourd’hui un processus obligatoire, les CFO et les équipes financières n’ont pas d’autre choix que de s’emparer du sujet afin de garantir l’exactitude et l’intégrité de ce reporting à l’intention des diverses parties prenantes. Aligner le reporting ESG sur le processus et le système de reporting financier apporte plusieurs avantages. En voici cinq :
- Éliminer les processus redondants de collecte de données, de consolidation et de reporting. Si les mêmes systèmes sont utilisés pour collecter les données ESG et financières, ces dernières ne sont collectées qu’une seule fois auprès de chaque unité opérationnelle et sont ensuite immédiatement disponibles dans l’ensemble des processus — concrètement, il suffit d’importer une seule balance de vérification combinant les données financières, ESG et opérationnelles, ce qui peut considérablement réduire le nombre d’intégrations et d’interfaces nécessaires.
- Améliorer la précision et l’intégrité des rapports en matière d’ESG et de développement durable. Une collecte de données efficace, des contrôles d’audit stricts et un processus de reporting reproductible sont vecteurs de confiance et de fiabilité, et peuvent raccourcir l’ensemble des processus et des cycles budgétaires, permettant de transmettre plus rapidement des informations essentielles aux parties prenantes.
- Aligner les indicateurs ESG et de développement durable sur les résultats financiers. Les données ESG sont collectées à l’aide des mêmes processus et technologies que celles utilisées pour les reportings financiers, ce qui applique la même rigueur, vérifiabilité et traçabilité aux deux, et permet aux utilisateurs d’explorer les détails sur demande — offrant à toutes les parties prenantes une vue simple et fiable des données.
- Mettre en place une gouvernance et un contrôle de qualité sur les indicateurs ESG et de développement durable. Faire passer un processus majoritairement manuel et basé sur des feuilles de calcul vers un système unifié fait une énorme différence : les données sont validées lors du chargement, un processus défini avec listes de tâches et automatisation structure l’ensemble, et les calculs restent entièrement traçables, ce qui donne confiance lors du dépôt auprès des organismes de réglementation.
- Comparer les indicateurs ESG et de développement durable réels avec les objectifs et les cibles. Une plateforme unifiée combinant la planification avec le processus réel de clôture et de consolidation élimine les intégrations, validations et rapprochements risqués entre plusieurs produits et modules, de sorte que les indicateurs ESG peuvent être planifiés et prévus à partir des chiffres réels et comparés à tout moment.
Section 8
Conclusion
Les études continuent de montrer que les organisations qui intègrent efficacement le développement durable dans leur stratégie d’entreprise surpassent leurs concurrents sur toute une série d’indicateurs financiers et opérationnels. Par conséquent, de nombreuses entreprises vont au-delà de la simple conformité et placent la durabilité au centre de leur stratégie d’entreprise, de leurs modèles opérationnels et de leur gestion des performances — offrant aux CFO et aux équipes financières l’opportunité de combiner les données durables aux données financières, permettant ainsi de prendre de meilleures décisions, de renforcer la gestion des risques et d’améliorer les résultats à long terme.
Il existe désormais un argument convaincant pour adopter une stratégie d’alignement au sein des organisations. Même si les défis sont nombreux pour les entreprises de toutes tailles, l’une des décisions les plus importantes consistera à choisir la bonne solution technologique — une solution capable d’unifier tous les aspects du reporting et de rapprocher l’organisation de ses objectifs. Les CFO et les équipes financières sont bien placés pour mener l’évolution vers une gestion intégrée des performances : en étendant les processus, les contrôles et les règles de reporting financiers déjà établis aux informations de durabilité, les organisations peuvent créer une source unique de données fiables qui favorise la conformité, la prise de décision, la gestion des risques et la création de valeur sur le long terme.
Aujourd’hui, de nombreuses solutions de reporting ESG sont disponibles sur le marché, mais ne se concentrent que sur un aspect précis du processus, comme la conformité, la santé et la sécurité (EH&S) — et non sur le travail plus large de définition d’objectifs et de cibles ESG, de suivi des progrès par rapport à ces cibles, et de modélisation de l’impact des initiatives ESG sur les résultats financiers futurs. Grâce à une plateforme CPM unifiée telle que OneStream alignant le reporting ESG et financier, tous ces processus peuvent être traités au sein d’une seule et même application et instance.
Pour en savoir plus, visitez notre page Web sur l’ESG, inscrivez-vous à notre prochain webinaire ESG ou consultez les articles de blog de notre série ESG. Prêt à aligner vos reportings ESG et financiers et à anticiper les futures normes de publication ? Demandez dès aujourd’hui une démonstration avec OneStream pour vous lancer.
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Questions fréquentes
Pourquoi les CFO et les équipes financières devraient-ils piloter le reporting ESG ?
À mesure que le reporting ESG passe d’un processus volontaire à un processus obligatoire, il exige la même gouvernance, le même contrôle, la même exactitude et la même vérifiabilité que le reporting financier — une discipline que les équipes financières appliquent déjà via le processus de gestion de la performance d’entreprise (CPM). Accenture a également constaté que les entreprises sont bien plus susceptibles d’intégrer l’ESG dans leurs processus de gestion de base lorsque le CFO gère ces indicateurs.
Quelle est la pression exercée sur les CFO pour agir sur l’ESG ?
Selon Accenture, 85 % des CFO s’attendent à ce que les exigences de publication ESG se renforcent au cours des trois prochaines années. Pourtant, de nombreuses entreprises ne sont pas préparées : près de 50 % ne collectent pas les données ESG de manière automatisée, et seulement 22 % se disent bien préparées à la fois pour communiquer sur les risques climatiques et pour obtenir une assurance externe. Par ailleurs, 78 % des investisseurs déclarent que les indicateurs de développement durable renforcent leur confiance à investir (enquête mondiale PwC 2025 auprès des investisseurs).
Quelle est la taille du marché du reporting ESG ?
Bloomberg Intelligence prévoit que les actifs mondiaux liés à l’ESG et au développement durable dépasseront 40 000 milliards de dollars d’ici 2030 — soit plus de 25 % du total des actifs sous gestion à l’échelle mondiale. Environ 50 % du PIB mondial est déjà soumis à une forme d’obligation de reporting ESG, couvrant des cadres tels que la CSRD européenne, le SDR britannique, les règles de publication climatique australiennes et les normes alignées sur l’ISSB.
Quels sont les trois scopes d’émissions du protocole GHG ?
Le scope 1 couvre les émissions directes provenant des actifs possédés ou exploités, comme la flotte de véhicules d’une entreprise. Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l’énergie achetée — électricité, chaleur et vapeur. Le scope 3 couvre les émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur, tant en amont (fournisseurs et prestataires de services) qu’en aval (distributeurs, utilisation des produits, déchets et même financement).
Que doivent rechercher les CFO dans une plateforme de reporting ESG ?
Cinq capacités sont essentielles : la plateforme doit être unifiée (un seul système et flux de travail pour la collecte des données), connectée (capable de se connecter à un nombre et à des types de sources de données illimités), intelligente (indicateurs, cadres et conversions d’unités de mesure intégrés), flexible (capable de recueillir des commentaires et des indicateurs qualitatifs aux côtés des chiffres) et complète (planifier et comparer les données ESG réelles au même endroit que les données financières) — le tout appuyé par une qualité des données intégrée et une visibilité à 100 % des rapports jusqu’aux sources.
Comment Accell Group a-t-il unifié son reporting ESG et financier ?
Accell Group, fabricant européen de vélos électriques et de pièces détachées de cyclisme, collectait auparavant ses données ESG dans Excel une fois par an — parfois par entité juridique, parfois par région — un processus lent et lourd en ressources. Depuis 2022, Accell utilise OneStream pour la consolidation, la comptabilisation des contrats de location et le reporting ESG, en combinant les données ESG aux données financières via un tableau de bord ESG au sein de la même plateforme.
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